L’efficacité de la technique de Dan Gabay comme gestionnaire au Québec

Le Scientifique

Alors que le monde fait face à de nombreuses problématiques, l’Organisation des Nations Unies (ONU, s.d.) fixe 17 objectifs de développement durable (ODD) à atteindre d’ici 2030 afin de sauver le monde. Pour ce faire, il en faut des stratégies plaçant l’homme comme le patrimoine à sauvegarder sans hypothéquer l’avenir des autres espèces et des nouvelles générations. Car, le progrès de l’homme crée un patrimoine commun à l’humanité (Errakkaz, 2024). Dans cette optique, des professionnels et experts dans divers domaines apportent leur contribution technologique, scientifique, théorique, pratique, etc. De ces experts, découle une grande personnalité faisant un travail énorme dans le secteur sanitaire au Canada, particulièrement au Québec. Il s’agit de Dan Gabay faisant carrière dans l’administration sanitaire au Québec. À travers sa discipline, ses compétences, son éthique et sa conviction, il ne se contente pas seulement d’exercer ordinairement sa profession mais il analyse et vulgarise les fondements de l’efficacité de sa technique fructueuse comme gestionnaire d’établissements sanitaires. Pour mieux appréhender les étapes conduisant à l’efficacité de sa technique, dans les sections suivantes, il est décrit les caractéristiques de sa technique et son parcours professionnel.

Caractéristiques de la technique de Dan Gabay pour visualiser un résultat

Souvent, on dit que tout le monde peut avoir une idée, mais toute une problématique existe quand il faut transformer cette idée en réalité. C’est la grande problématique que Dan Gabay essaie d’expliquer eu égard à ses expériences. Naturellement, les gens disent « nous y avons pensé il y a des années ou des mois et même hier encore ». Néanmoins, ils ont oublié que penser et agir sont deux mots complètement différents. L’un demande de la réflexion et l’autre exige des stratégies et des actions spécifiques, mesurables, atteignables, réalisables, temporelles et éthiques (SMARTE). Il faut toujours noter que pendant que l’on réfléchit sur des idées, d’autres peuvent être en train de passer ou passent déjà à l’action. Les idées innovantes sont d’habitude concurrentielles et complexes.

Par conséquent, pour passer des idées de projets aux actions SMARTE, Dan Gabay pense qu’on peut le faire en quatre (4) étapes mais de manières coordonnée et synergique :

  1. Premièrement, il faut définir c’est quoi une idée et comprendre ses possibilités. Il faut se demander est-ce que l’idée pour laquelle on se bat est spécifique, mesurable, atteignable, réalisable, temporelle et éthique (SMARTE).
  2. Deuxièmement, il faut façonner l’idée en un « comment ». À cet effet, Dan Gabay cherche toujours à expérimenter la faisabilité de ses idées comme un prototype avant de les vulgariser ou de faire la délégation des tâches pour éviter des surprises à son équipe voire des dépenses financières ou temporelles inutiles. Pour ce faire, il commence à attacher des pièces et des étapes dans son esprit pour la façonner. S’il n’arrive pas à lui donner la forme désirée et convenable, il s’arrête et l’épingle littéralement sur son mur ou tableau de bord. Toutefois, il y revient incessamment pour la décomposer avant d’avancer vers l’étape suivante. Mais, il n’avance jamais sans préalablement comprendre la façon de s’y prendre. Cette étape constitue dans ses travaux un cadre méthodologique lui permettant de ne pas se dévier de l’objectif attendu.
  3. Troisièmement, pour passer des idées de projets aux actions SMARTE, Dan Gabay estime qu’il faut être déterminé tout au long de la mise en œuvre dz l’activité ou du projet expérimental ou de l’idée de projet ou du prototype. Car, l’activité ou le projet fera naturellement face à de nombreuses contraintes et à divers obstacles. C’est d’abord à ce stade qu’il va falloir utiliser de nouvelles stratégies adéquates à l’idée de projet. Sachant la complexité des caractéristiques des idées innovantes, rares des collègues s’embarqueront dans un projet innovant à cause de leurs responsabilités, urgences, mauvaises compréhensions de l’idée de projet, contraintes temporelles, etc. Delà, pour atteindre l’objectif, il va falloir se battre du bec et des ongles.
  4. Dernièrement, il faut la positivité et un degré d’optimisme optimal basés sur des raisonnements déductifs et/ou inductifs. Pour ce faire, il croit qu’on doit soigner sa communication personnelle. En ce sens, le message transmis à l’équipe doit être parfaitement rassurant. Entre autres, il pense que le degré de conviction du porteur de l’idée de projet ou du moins de l’activité doit être absolu. Car, il ne doit laisser infiltrer aucun doute sur la matérialisation et la survie de l’idée de projet. Car, si l’équipe perçoit un manque de conviction chez le porteur d’idée, elle verra automatiquement le risque d’échec trop élevé pour s’aventurer dans un pareil projet pendant qu’elle a d’autres activités primordiales à vaquer.

En conclusion, pour Dan Gabay, cette technique ne s’applique pas malheureusement à tous les aspects de son travail. Mais, il déduit une hyper efficacité quand il l’utilise, et comme son équipe peut en témoigner une fois que Dan Gabay a une conviction, cela devient un objectif singulier. Il est implacable pour trouver la voie à suivre. Cela ne veut pas dire que les résultats de son idée de projet se concrétiseront aussitôt, mais cela finit généralement par arriver tôt ou tard en respectant des principes. Cette technique pour nous autres est applicable à divers champs professionnels, notamment pour ceux œuvrant dans la gestion, la gestion des établissements sanitaires, la gestion de projets et tout autre domaine exigeant la conception et l’exécution des tâches ou projets.

Qui est Dan Gabay ?

Dan Gabay est économiste, titulaire d’une maitrise en économie financière. Depuis 17 ans, il travaille à l’Hôpital général juif qui a été intégré au réseau de santé du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre Ouest de l’Ile de Montréal en 2015 (34 sites – budget d’un peu plus de $1.25 Milliards avec plus de 13 000 employés).

  • En 2007, il a créé le département de gestion de l’information, pour exploiter les outils d’intelligence d’affaires à des besoins cliniques (médecins, infirmières, gestionnaires) et administratif (Direction générale, MSSS, autres).
  • En 2008, il s’est vu confier la responsabilité de la gestion d’un budget de 125 M$, 21 départements cliniques et 1250 employés avec le titre de directeur adjoint des services professionnels/hospitaliers.
  • En 2015, à la suite de la réforme de la santé au Québec, il a été promu directeur des services multidisciplinaires en charge d’un budget de 80 M$, 18 départements cliniques/de soutien et 850 employés. Plusieurs départements étaient multisites, et d’autres avaient une responsabilité transversale sur tous les sites/points de service qui composaient son réseau de soins de santé. Ses équipes avaient aussi la responsabilité de la pratique professionnelle de 1,850 professionnels multidisciplinaires au sein de notre CIUSSS.
  • En 2019, il était directeur général adjoint, encadrant 4 directions avec des responsabilités transversales sur les 34 sites qui composent le CiUSSS. Ces 4 directions sont : (1) Direction de la Qualité/ Innovation/ Éthique clinique/ Performance/ Expérience patient, (2) Direction des services techniques (construction et infrastructure), (3) Direction informatique, et, (4) Direction logistique et technologie/IoT.
  • En 2022, ses responsabilités ont été élargies encore une fois avec l’ajout de 2 directions supplémentaires ainsi qu’un partenariat plus étroit avec la direction des finances sur la dimension de budgétaire. S’ajoute ainsi la directrice des affaires académiques et le directeur de la santé numérique. Les deux directions offrent une formidable opportunité de synergie pour améliorer l’expérience usagers et la qualité des soins qu’il offre à ses patients/résidents/utilisateurs. De plus, suite au succès de l’Hôpital à domicile, son équipe et lui a créé le département de soins virtuels sous la direction de la Qualité, Transformation, Évaluation, Valorisation et Éthique clinique. En 2023, il était PDG du CIUSSS de l’Ouest de l’Ile de Montréal.

Références

Errakkaz, S. (2024). Enseigner l’humanité dans un monde de crise: quels enjeux éducatifs?. GPH-International Journal of Social Science and Humanities Research, 7(03), 20-27.

Organisation des Nations Unies. (ONU, S.d.). Objectifs de développement durable : objectifs pour sauver le monde. Consulté le 20 avril 2013 sur https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/

Auteur / autrice

  • Marc-Donald VINCENT

    Marc-Donald Vincent est spécialiste en gestion de projets. Il a obtenu une licence en sciences agricoles de l'Université Chrétienne du Nord d’Haïti (UCNH) en 2016, un diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en gestion des projets d'architecture et d'aménagement en 2020 et une maîtrise (M.Sc.A) en gestion de projets en 2021 de l'Institut des Sciences, desTechnologies et des Études Avancées d'Haïti (ISTEAH). Après son stage de recherche au Laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile (LARIM) de Polytechnique Montréal, il poursuit sa recherche doctorale en sciences de la gestion en Haïti à l'ISTEAH. Sa thèse doctorale porte sur les facteurs de succès et de sous-performance des projets publics mis en œuvre dans les pays à revenu faible et intermédiaire, cas d'Haïti. Aussi, Marc-Donald Vincent est président du Centre de Recherche Intégrée et Scientifique d’Haïti (CRISH) et du journal Le Scientifique promouvant la recherche scientifique en Haïti.

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