Fritz Jean, un passage obligé pour la transition de rupture en Haïti

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Les crises sociopolitiques, environnementales et économiques auxquelles Haïti fait face ne laissent les principales couches du pays sans rétroaction. Ainsi, pour rompre avec la mauvaise gouvernance et le régime d’exploitation instauré en Haïti au lendemain de 1806, le nom de Fritz Alphonse JEAN serait, d’après la majorité des groupes structurés, la meilleure option de par son impartialité et ses connaissances techniques. Pourquoi Haïti devrait envisager une gouvernance du pays avec Fritz Alphonse JEAN ? La communauté internationale l’appuierait-il dans la réforme tant attendue par les Haïtiens ? Les partis politiques collaboreraient-ils avec Fritz Alphonse JEAN pour vraiment rompre avec le système d’exploitation de 1987 ?

Né au Cap-Haïtien, Fritz Alphonse Jean a fait ses études aux États-Unis avant de revenir faire carrière en Haïti. Fritz Jean Habite à Sainte Suzanne dans la section communale de Foulon dans le Nord-Est. Il s’avère l’homme le plus impartial pour résoudre la crise haïtienne. Qui est-il vraiment ?

Il détient un B.S. en Mathématiques et en Économie (1981, Fordham University, New York), une maitrise en économie, spécialisation : « Commerce International » (1983, Long Island University) et fait des études en vue de l’obtention d’un doctorat. Il a déjà complété les cours, examens oral et écrit avec honneur dans la spécialisation : « Monnaie et Banque et Commerce international » (1987, New School For Social Research, New York). Sa thèse porte sur : « Interest rate Formation in Backward Agriculture » (non défendue).

Ancien Gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH) Fritz Jean est un économiste de plus de 20 ans d’expérience dans les secteurs public et privé haïtiens aussi bien qu’auprès des institutions internationales. Il a un parcours dans des organismes de l’État, des institutions de formation, des associations professionnelles et des organismes de la société civile.

En Haïti, il a d’abord été professeur à l’Université d’État d’Haïti (UEH) et consultant économique, avant d’être nommé vice-Gouverneur de la BRH en 1996 puis Gouverneur de la BRH (1998 à 2001). Après son passage dans la fonction publique, il retourne dans le secteur universitaire, comme doyen de la Faculté des Sciences Économiques et Politiques de l’Université Notre Dame d’Haïti (UNDH). Il était récemment Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord-Est, avant d’être choisi par des organismes de la société civile comme candidat au poste de Premier Ministre.

Comme économiste consultant, Fritz Jean a contribué aux travaux de plusieurs Commissions sur l’ingénierie financière pour la mise en place de fonds d’investissement, de travaux d’incubation de petites et moyennes entreprises, de définitions des missions des villes dans l’axe Cap-Haïtien-Ouanaminthe en regard du développement local. Très actif dans la vie entrepreneuriale des communautés des départements du Nord et du Nord-Est, Fritz Jean a contribué au financement de plusieurs petites et moyennes entreprises, a participé à leur structuration, et travaille encore sur des projets d’incubation de nouvelles entreprises. Comme Président de la Chambre de Commerce et des Industries du Nord-est, Fritz Jean détient une connaissance intime des problèmes frontaliers et travaille en concertation avec la Chambre de Commerce du Nord sur la mise en place d’un protocole de partenariat avec les chambres de commerce de Dajabon et de Santiago.

Il a présenté plusieurs conférences sur la thématique du développement régional, celle de la dynamique de la bande frontalière qui héberge près de 800,000 habitants et le problème crucial de l’exclusion sociale. Le dernier ouvrage qu’il a écrit « Haïti, la fin d’une Histoire Économique », est un plaidoyer pour une économie plus inclusive, avec une force de travail mieux armée techniquement et financièrement.

CONCLUSION

Certains disent qu’il vaut mieux prendre le risque avec un professionnel au lieu de prendre le risque avec un inculte ou oligarque. De ce fait, Fritz Alphonse JEAN serait l’alternative pouvant aider au renforcement des institutions haïtiennes et servir le pays en bon citoyen exemplaire et intègre. Haïti n’a pas droit à l’erreur après avoir ignoré dernièrement la compétence de Lesly François Manigat. Heureusement, le temps et la mauvaise gouvernance du régime d’Ariel Henry nous font comprendre que Fritz Alphonse Jean est l’alternative à ne surtout pas rater pendant l’ouverture de l’année fiscale 2023-2024. Car, le pays a besoin d’un homme impartial et techniquement à point. Delà étant, Fritz Alphonse Jean ou n’importe qui d’autre aspirant à diriger Haïti devrait avoir des pourparlers avec les importants partis et leaders politiques pour mieux canaliser la prise de cette transition tout en apaisant certaines préoccupations. Car, aucun clan n’arrivera à diriger le pays seul et en faire son développement.

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Marc-Donald VINCENT
Marc-Donald Vincent est spécialiste en gestion de projets. Il a obtenu une licence en sciences agricoles de l'Université Chrétienne du Nord d’Haïti (UCNH) en 2016, un diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en gestion des projets d'architecture et d'aménagement en 2020 et une maîtrise (M.Sc.A) en gestion de projets en 2021 de l'Institut des Sciences, desTechnologies et des Études Avancées d'Haïti (ISTEAH). Après son stage de recherche au Laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile (LARIM) de Polytechnique Montréal, il poursuit sa recherche doctorale en sciences de la gestion en Haïti à l'ISTEAH. Sa thèse doctorale porte sur les facteurs de succès et de sous-performance des projets publics mis en œuvre dans les pays à revenu faible et intermédiaire, cas d'Haïti. Aussi, Marc-Donald Vincent est président du Centre de Recherche Intégrée et Scientifique d’Haïti (CRISH) et du journal Le Scientifique promouvant la recherche scientifique en Haïti.
https://www.lescientifique.org