Universités en Haïti : sans mathématiques, physique et chimie, pas de véritable développement scientifique et technologique

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La science constitue un fondement essentiel du développement durable (United Nations, 1995). Elle permet de développer les capacités technologiques et productives, de soutenir l’agriculture et l’industrie, et de répondre aux grands défis énergétiques et environnementaux. Par rapport à cet objectif, Haïti forme chaque année de nombreux diplômés dans différentes disciplines. Pourtant, une question fondamentale mérite d’être posée : disposons-nous réellement des formations scientifiques nécessaires pour construire une économie moderne, produire nos propres technologies et résoudre les grands problèmes du pays ? Dans le contexte haïtien, lorsqu’on parle de développement universitaire, l’attention est souvent portée sur le nombre d’universités, de facultés, de programmes ou de diplômés produits chaque année. Cependant, un élément beaucoup plus important devrait également être examiné. Il s’agit des domaines dans lesquels Haïti forme réellement ses étudiants.

Dans cet article, il ne s’agit nullement de remettre en cause l’importance des sciences humaines et sociales, qui demeurent essentielles à la compréhension et au développement de la société. Il s’agit plutôt de souligner la nécessité de renforcer l’enseignement et la formation en sciences fondamentales, notamment en mathématiques, en physique et en chimie, afin de favoriser le développement scientifique, technologique et industriel du pays (United Nations, 1995). Car, un pays a besoin de juristes, d’économistes, de gestionnaires, de sociologues, de politologues, de psychologues et de spécialistes des sciences de l’éducation. Ces disciplines s’avèrent indispensables pour comprendre la société, améliorer les institutions et accompagner les transformations humaines. Néanmoins, aucune nation ne peut prétendre atteindre un développement technologique et industriel durable si elle ne dispose pas, parallèlement, d’une masse importante de mathématiciens, physiciens, chimistes, ingénieurs et chercheurs en sciences fondamentales (UNESCO, 2021, 2026, 2026).

Par contre, en Haïti, l’offre universitaire semble largement orientée vers les formations jugées plus faciles à mettre en place telles que la gestion, l’administration, le droit, les sciences sociales, les sciences infirmières, les sciences de l’éducation, la communication ou tout autre programme nécessitant généralement moins de laboratoires, moins d’équipements scientifiques spécialisés et moins d’investissements lourds. Pendant ce temps, les formations avancées en mathématiques, en physique et en chimie demeurent insuffisantes au regard des besoins d’un pays qui aspire à produire son énergie, construire ses infrastructures, développer ses technologies, transformer ses matières premières, moderniser son agriculture et créer une véritable capacité industrielle. Dans cette optique, une question mérite d’être posée :

Comment Haïti peut-elle espérer résoudre scientifiquement ses grands problèmes si ses universités ne forment pas suffisamment de spécialistes capables de comprendre, modéliser et transformer le monde matériel ?

Dans cette réflexion, il convient d’examiner cinq dimensions essentielles :

  • d’une part, le rôle fondamental des mathématiques, de la physique et de la chimie dans le développement ;
  • ensuite, les domaines professionnels et technologiques qui dépendent directement de ces sciences ;
  • puis, l’erreur consistant à considérer les mathématiques avancées comme inutiles parce que les outils technologiques existent déjà ;
  • également, les conséquences d’une offre universitaire insuffisante dans les sciences fondamentales ;
  • enfin, les mesures que les universités haïtiennes devraient envisager pour préparer une nouvelle génération de scientifiques et d’innovateurs.

L’objectif de cette réflexion n’est pas d’opposer les sciences sociales aux sciences exactes. Il s’agit plutôt de rappeler une évidence selon laquelle qu’un système universitaire équilibré doit être capable à la fois de comprendre la société et de maîtriser les sciences qui permettent de transformer la matière, l’énergie, l’information et les ressources naturelles.

1. Les mathématiques, la physique et la chimie : les fondations invisibles du développement 

Lorsqu’un citoyen utilise un téléphone intelligent, se connecte à Internet, prend un avion, utilise l’électricité ou consulte une application numérique, il voit généralement le produit final. Il voit l’écran, le véhicule, le réseau ou le logiciel. Mais derrière chacun de ces outils se cache une immense quantité de connaissances scientifiques (Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], 2020 ; 2019). Car, derrière les logiciels modernes se trouvent des algorithmes, des modèles mathématiques, des probabilités, de l’algèbre linéaire, des statistiques et des méthodes d’optimisation (Association for Computing Machinery [ACM] & IEEE Computer Society, 2024). Derrière les télécommunications se trouvent les mathématiques, la physique des ondes, l’électronique et le traitement du signal (Serpedin, et al, 2017). Derrière les centrales électriques se trouvent la mécanique, la thermodynamique, l’électromagnétisme et les sciences des matériaux (Zabihian, 2021).

Dans cette même lignée, derrière les médicaments se trouvent la chimie, la biochimie, la pharmacologie et, de plus en plus, la modélisation mathématique (Chorghade, 2006 ; Ming et al., 2022). Derrière l’intelligence artificielle, que beaucoup considèrent aujourd’hui comme une simple révolution informatique, se trouvent également des concepts mathématiques complexes tels que le calcul matriciel, les statistiques, les probabilités, l’optimisation, les dérivées, les fonctions et les algorithmes (Goodfellow, et al., 2016). Autrement dit, nous utilisons quotidiennement les produits des mathématiques sans toujours voir les mathématiques qui les ont rendus possibles. C’est précisément là que réside une confusion fréquente. Certaines personnes demandent encore :

« Pourquoi apprendre autant de mathématiques ? À quoi servent les logarithmes, les équations différentielles ou les matrices dans la vie quotidienne ? »

Face à ces questionnements, la réponse est simple, car tout le monde n’a pas besoin d’utiliser directement ces outils dans son activité quotidienne. Mais une nation qui veut produire ses propres technologies doit disposer d’une partie de sa population capable de les maîtriser. Car, il s’avère qu’un pays peut importer des machines sans comprendre comment elles fonctionnent. Il peut acheter des logiciels sans savoir comment les concevoir. Il peut importer de l’énergie, des équipements médicaux ou des systèmes de communication. Néanmoins, tant qu’il ne développe pas ses propres capacités scientifiques, il reste dépendant de ceux qui possèdent les connaissances nécessaires pour les produire.

2. Quels domaines ont besoin de solides formations en mathématiques, physique et chimie ?

Les sciences fondamentales ne constituent pas des disciplines isolées, réservées à quelques chercheurs dans des laboratoires. Elles représentent la base sur laquelle reposent de nombreux secteurs stratégiques (Organisation de coopération et de développement économiques, 2015).

  • Le génie civil, par exemple, nécessite des connaissances approfondies en mathématiques et en physique pour comprendre les forces, les structures, la résistance des matériaux, la mécanique des sols et le comportement des infrastructures.
  • Le génie électrique repose sur l’électromagnétisme, les équations mathématiques, l’électronique et la physique de l’énergie.
  • Le génie mécanique nécessite la maîtrise de la mécanique, de la thermodynamique, de la résistance des matériaux et des méthodes numériques.
  • L’informatique moderne, au-delà de la simple utilisation des logiciels, dépend fortement des mathématiques.
  • L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, l’apprentissage automatique et la modélisation informatique nécessitent des bases solides en algèbre, probabilités, statistiques et optimisation.
  • Les énergies renouvelables exigent également des compétences avancées. Car, concevoir et optimiser des systèmes solaires, éoliens ou hydroélectriques demande des spécialistes capables de comprendre les phénomènes physiques et de réaliser des calculs complexes.
  • Les télécommunications dépendent directement des mathématiques appliquées, du traitement du signal, de la physique des ondes et de l’électronique.
  • La robotique combine les mathématiques, la programmation, la mécanique, l’électronique et l’intelligence artificielle.
  • Les sciences des matériaux permettent de développer de nouveaux matériaux pour la construction, l’énergie, la médecine ou l’industrie.
  • La géologie, la géophysique et les sciences de la Terre sont essentielles pour mieux comprendre les sols, les ressources minières, les risques sismiques et les phénomènes naturels.
  • La climatologie et la météorologie reposent largement sur des modèles mathématiques et physiques permettant d’analyser l’atmosphère et de prévoir certains phénomènes.
  • L’agriculture moderne utilise désormais les statistiques, la chimie des sols, la biologie, les technologies numériques et la modélisation pour améliorer les rendements et mieux gérer les ressources.
  • La pharmacie, la biotechnologie et l’industrie chimique nécessitent également des chimistes, des biochimistes et des chercheurs capables de développer, analyser et transformer des substances.

En conséquence, lorsqu’un pays néglige les formations fondamentales en mathématiques, physique et chimie, il ne limite pas seulement le développement de trois disciplines universitaires. Mais, il limite simultanément sa capacité à développer des dizaines de secteurs stratégiques.

3. « Pourquoi toutes ces mathématiques ? » : l’erreur de regarder l’outil sans voir la science qui se cache derrière

Nous vivons aujourd’hui dans un monde où la technologie est devenue extrêmement accessible. Car, il suffit d’ouvrir un téléphone pour utiliser une intelligence artificielle, effectuer des calculs complexes, communiquer instantanément avec une personne située à l’autre bout du monde ou accéder à d’immenses bases de données. Delà, cette facilité peut donner l’impression que les connaissances scientifiques qui permettent de créer ces outils ne sont plus nécessaires. Pourtant, il faut distinguer deux réalités liées à l’utilisation d’une technologie et à la capacité de produire une technologie. Dans la pratique, un utilisateur peut :

  • utiliser une calculatrice sans connaître les algorithmes qui permettent d’effectuer les calculs ;
  • utiliser un système GPS sans comprendre la géométrie, les calculs de positionnement et les principes physiques qui rendent ce système possible ; 
  • utiliser une intelligence artificielle sans comprendre l’algèbre linéaire, les réseaux de neurones, les probabilités ou les méthodes d’optimisation qui se trouvent derrière son fonctionnement ; 
  • importer des panneaux solaires sans être capable de développer sa propre industrie énergétique ;
  • acheter des équipements médicaux sans disposer des scientifiques capables de les concevoir ou de les améliorer.

En définitive, regarder uniquement l’outil final revient à oublier toute la chaîne scientifique qui a permis sa création. À cet effet, les logarithmes, les équations, les intégrales et les autres outils mathématiques peuvent sembler abstraits à celui qui ne les utilise pas directement. Pourtant, ils constituent une partie du langage utilisé par les ingénieurs et les scientifiques pour décrire, mesurer, prévoir et transformer le monde (National Research Council, 2013). Car, une société qui abandonne progressivement ce langage scientifique risque de devenir uniquement une société de consommateurs de technologies produites ailleurs.

4. Le risque d’une université qui privilégie les formations les plus faciles à mettre en place

Eu égard à des analystes, certains programmes de formation sont plus faciles à mettre en place que d’autres en termes de logistique et de moyens. Dans la pratique, créer une formation en sciences sociales et humaines nécessite principalement des salles de cours, des enseignants et une bibliothèque. Par contre, créer et maintenir une formation de haut niveau en physique, en chimie ou dans certaines branches de l’ingénierie demande souvent beaucoup plus, notamment des laboratoires, équipements spécialisés, instruments de mesure, produits chimiques, dispositifs de sécurité, logiciels scientifiques, infrastructures techniques et du personnel qualifié (National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine, 2019). Tandis que ces programmes coûtent plus cher, ils demandent également davantage d’investissements dans la recherche.

C’est précisément pour cette raison qu’un système universitaire qui fonctionne principalement selon une logique de facilité ou de rentabilité immédiate risque de privilégier les programmes les moins coûteux. Car, le résultat peut être une multiplication de formations similaires, produisant un grand nombre de diplômés dans certains domaines, alors que le pays manque encore de spécialistes dans des secteurs essentiels à son développement scientifique et industriel.

En conséquence, le problème n’est pas qu’il existe trop de formations en sciences humaines et sociales. Mais, le véritable problème apparaît lorsqu’il existe un déséquilibre structurel entre les différentes grandes familles de savoirs. Delà, une université digne de ce nom ne devrait pas seulement se demander : « quel programme pouvons-nous ouvrir facilement ? » mais elle devrait également se demander : « de quels scientifiques, ingénieurs, chercheurs et innovateurs Haïti aura-t-elle besoin dans dix, vingt ou trente ans ? ». Cette question devrait orienter la planification universitaire nationale.

5. Haïti a besoin de scientifiques capables de produire des solutions, pas seulement d’importer celles des autres

De nos jours, Haïti fait face à de nombreux défis tels que la crise énergétique, les infrastructures fragiles, la dégradation environnementale, la faible industrialisation, les difficultés agricoles, les vulnérabilités aux catastrophes naturelles, la gestion insuffisante des ressources naturelles et la dépendance technologique (International Monetary Fund, 2024 ; United Nations Office for Disaster Risk Reduction, 2023 ; United Nations Environment Programme, 2010). Des analyses montrent qu’aucun de ces problèmes ne pourra être résolu uniquement par des discours, mais nécessitent également des équations, des laboratoires, des expérimentations, des prototypes, des analyses chimiques, des simulations et des innovations technologiques. Ainsi, plusieurs questions émergent :

  • Comment développer durablement l’énergie solaire ou d’autres sources renouvelables sans physiciens, ingénieurs et spécialistes de l’énergie ?
  • Comment améliorer la résistance des bâtiments face aux séismes et aux ouragans sans chercheurs en génie, en mécanique et en sciences des matériaux ?
  • Comment mieux exploiter les ressources géologiques sans géologues et géophysiciens hautement qualifiés ?
  • Comment développer une industrie pharmaceutique ou chimique sans chimistes, biochimistes et ingénieurs spécialisés ?
  • Comment entrer véritablement dans l’économie numérique et l’intelligence artificielle sans mathématiciens, statisticiens, informaticiens et chercheurs en science des données ?
  • Comment moderniser l’agriculture sans scientifiques capables d’étudier les sols, les semences, les ressources en eau et les systèmes de production ?

En définitive, chaque grand défi auquel Haïti fait face face devrait être associé à une stratégie de formation scientifique. Car, le développement ne consiste pas uniquement à disposer de diplômés. Mais, il consiste à disposer des compétences capables de produire des connaissances et de les transformer en solutions.

6. Que devraient faire les universités haïtiennes ?

Sur la base de leurs missions d’enseignement, de recherche scientifique et de contribution sociale et développementale, les universités haïtiennes devraient progressivement élargir et renforcer leur offre de formation dans les sciences fondamentales et les technologies avancées lorsque les moyens et stratégies de mise œuvre existent. Cela pourrait notamment passer par :

  • le développement de véritables programmes de licence et de maîtrise en mathématiques, physique et chimie, dont en STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) ;
  • le renforcement des laboratoires universitaires et des infrastructures scientifiques ;
  • la création de programmes en mathématiques appliquées et en modélisation ;
  • le développement de formations en science des données et en intelligence artificielle avec une solide base mathématique ;
  • le renforcement des formations en énergie renouvelable et en génie énergétique ;
  • la création ou l’amélioration des programmes en sciences des matériaux, robotique et automatisation ;
  • le développement de formations avancées en géologie, géophysique et sciences de la Terre ;
  • l’investissement dans la chimie industrielle, la biotechnologie et les sciences pharmaceutiques ;
  • le développement de centres de recherche capables de travailler directement sur les problèmes nationaux ;
  • et surtout, la mise en place d’une véritable politique nationale de développement des compétences scientifiques.

Par ailleurs, il est également nécessaire de revoir la manière dont les jeunes perçoivent les mathématiques et les sciences. Car, l’objectif ne devrait pas tourner vers la présentation des mathématiques comme une discipline réservée à une minorité « naturellement intelligente ». Il faudrait plutôt montrer qu’elles constituent un outil de compréhension et de création.  Pour illustrer : 

  • Un ingénieur construit grâce aux mathématiques.
  • Un physicien explique les phénomènes de la nature.
  • Un chimiste transforme la matière.
  • Un informaticien développe des systèmes capables de traiter l’information.

Ces compétences ne doivent plus être considérées comme secondaires dans la stratégie de développement d’Haïti.

Conclusion

Les sciences humaines et sociales sont essentielles dans le sens qu’elles permettent de comprendre les sociétés, les institutions, les comportements et les politiques publiques. Néanmoins, elles ne peuvent, à elles seules, produire l’électricité, concevoir les machines, développer les médicaments, construire les technologies ou transformer industriellement les matières premières. Pour cela, il faut également une solide communauté de mathématiciens, physiciens, chimistes, ingénieurs, informaticiens et chercheurs. Car, le véritable enjeu n’est pas de choisir entre les sciences sociales et les sciences exactes. Mais, il s’agit de construire un système universitaire équilibré, dans lequel la compréhension de la société s’accompagne de la capacité scientifique à transformer ses ressources et à résoudre ses problèmes.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes voient les téléphones, les ordinateurs, les logiciels et les outils d’intelligence artificielle. Mais de nombreux oublient les mathématiques, les logarithmes, les algorithmes, les équations et les lois physiques qui se cachent derrière ces technologies. C’est pourtant là que se trouve une partie essentielle de la question :

Voulons-nous simplement apprendre à utiliser les technologies produites ailleurs, ou voulons-nous former une génération capable de comprendre les sciences qui les rendent possibles et, demain, de créer les siennes ?

La réponse à cette question déterminera en grande partie la capacité d’Haïti à sortir progressivement de la dépendance technologique et à construire une économie fondée sur la connaissance, la recherche, l’innovation et la production. Car un pays qui veut produire son énergie, construire ses infrastructures, développer ses technologies, transformer ses matières premières, améliorer son agriculture, exploiter intelligemment ses ressources naturelles et créer ses propres industries doit nécessairement investir dans ses mathématiques, sa physique et sa chimie. D’où l’un des rôles des universités haïtiennes à répondre aux besoins évolutifs du pays.

S’il est avéré qu’Haïti n’a pas seulement besoin davantage de diplômés, il est un fait qu’elle a besoin davantage de scientifiques capables d’inventer l’avenir. En définitive, Haïti ne pourra pas construire une véritable souveraineté technologique et industrielle en se limitant à importer les produits conçus par les scientifiques et les ingénieurs des autres pays.

Références

United Nations. (1995). Science for sustainable development. United Nations Economic and Social Council. Consulté le 16 août 2026 sur https://www.un.org/esa/documents/ecosoc/cn17/1995/ecn171995-16.htm?

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Association for Computing Machinery [ACM] & IEEE Computer Society. (2024). Computer science curricula 2023: Curriculum guidelines for baccalaureate degree programs in computer science. ACM. Consulté le 16 août 2026 sur https://csed.acm.org/wp-content/uploads/2025/11/CS2023-Report.htm?

Heath, M. T. (2018). Scientific computing: An introductory survey. Society for Industrial and Applied Mathematics. Consulté le 16 août 2026 sur https://www.siam.org/publications/siam-news/articles/scientific-computing-an-introductory-survey-revised-second-edition/?

Serpedin, E., Chen, T., & Rajan, D. (Eds.). (2017). Mathematical foundations for signal processing, communications, and networking. CRC Press. https://dl.acm.org/doi/10.5555/3153278 

Zabihian, F. (2021). Power plant engineering. CRC Press. Consulté le 16 août 2026 sur  https://www.routledge.com/Power-Plant-Engineering/Zabihian/p/book/9781498707121?

Chorghade, M. S. (Ed.). (2006). Drug discovery and development: Drug discovery. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/0471780103

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Goodfellow, I., Bengio, Y., & Courville, A. (2016). Deep learning. MIT Press. https://doi.org/10.1038/nature14539

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International Monetary Fund. (2024). Haiti: 2024 Article IV Consultation-Press Release; Staff Report; and Statement by the Executive Director for Haiti. IMF Staff Country Reports, 2024(333). Consulté le 17 août 2026 sur https://www.elibrary.imf.org/downloadpdf/view/journals/002/2024/333/article-A001-en.pdf

Dédicaces et remerciements

Je dédie cette réflexion aux groupes de pairs de Le Scientifique, REPUH et Mwen se Peyizan e ou ?, espaces d’échanges, de débats et de partage d’idées au sein desquels cette question a été initialement discutée avant de prendre la forme du présent article. Car, les différentes interventions, observations, interrogations et commentaires formulés par les collègues et membres de ces communautés ont contribué à enrichir progressivement la réflexion. Chacun des commentaires a apporté, à sa manière, un élément de réflexion, une nuance ou une nouvelle perspective ayant participé à la construction de cet article. À toutes celles et tous ceux qui ont participé à ces échanges, merci pour vos contributions, vos critiques, vos questions et vos encouragements. Même lorsqu’elles n’apparaissent pas directement dans le texte final, ces contributions ont participé à son élaboration.

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Auteur / autrice

  • Marc-Donald Vincent est spécialiste en gestion de projets. Il a obtenu une licence en sciences agricoles de l'Université Chrétienne du Nord d’Haïti (UCNH) en 2016, un diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en gestion des projets d'architecture et d'aménagement en 2020 et une maîtrise (M.Sc.A) en gestion de projets en 2021 de l'Institut des Sciences, desTechnologies et des Études Avancées d'Haïti (ISTEAH). Après son stage de recherche au Laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile (LARIM) de Polytechnique Montréal, il poursuit sa recherche doctorale en sciences de la gestion en Haïti à l'ISTEAH. Sa thèse doctorale porte sur les facteurs de succès et de sous-performance des projets publics mis en œuvre dans les pays à revenu faible et intermédiaire, cas d'Haïti. Aussi, Marc-Donald Vincent est président du Centre de Recherche Intégrée et Scientifique d’Haïti (CRISH) et du journal Le Scientifique promouvant la recherche scientifique en Haïti.

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