
En date du jeudi 16 avril 2026 à 10h (heure de l’Est), Delcarme BOLIVARD a soutenu sa thèse de doctorat en droit, avec une spécialisation en criminologie et en lutte contre la corruption, à Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti (ISTEAH), à la suite d’un stage académique réalisé à Université du Québec à Montréal. Sa thèse, intitulée : Analyse du phénomène de la criminalité en Haïti : gouvernance, inégalités et pauvreté, s’inscrit dans le champ des sciences juridiques et sociales. Cette thèse met l’accent sur les dynamiques structurelles de la criminalité et les enjeux de gouvernance. Suite à la soutenance de sa thèse, l’ISTEAH lui a accordé le grade de docteur (Ph. D.) en droit. Cette soutenance, tenue par vidéoconférence et suivie par un public académique et professionnel, a réuni un jury composé de M. Toussaint Pierre, Ph. D. (Président, Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti), M. Bruce Broomhall, Ph. D. (Membre et Directeur de recherche, Université du Québec à Montréal), M. Mulry Mondélice, Ph. D. (Membre, Collège militaire royal de Saint-Jean et Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti), M. François Roch, Ph. D. (Membre, Université du Québec à Montréal), M. Chantal Roromme, Ph. D. (Membre externe, Université de Moncton), ainsi que M. Jean Élifaite Gué, Ph. D. (Représentant de la Direction des affaires académiques, Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti).
Biographie de Delcarme BOLIVARD
Delcarme BOLIVARD (Ph. D.) est un juriste, universitaire et intellectuel haïtien dont le parcours se distingue par une articulation constante entre engagement académique, production intellectuelle et implication citoyenne.
Né dans une famille haïtienne attachée aux valeurs de responsabilité et de discipline, Delcarme BOLIVARD a effectué ses études primaires à l’École Nationale Anténor Firmin du Cap-Haïtien, avant de poursuivre son cursus secondaire au Lycée National Philippe Guerrier de la même ville. Très tôt, il développe un intérêt marqué pour les lettres et la pensée critique, nourri par l’influence de ses professeurs et par la découverte des grands auteurs, ce qui oriente durablement son rapport à l’écriture et à la réflexion intellectuelle.
Dr BOLIVARD est titulaire d’une maîtrise en science politique, avec une spécialisation en développement international, ainsi que de formations en philosophie, en politique et en communication sociale. Il est également spécialiste en droit parlementaire et en philosophie politique, domaines dans lesquels il a développé une réflexion critique sur les institutions et la gouvernance en Haïti .
Après un stage à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), il a obtenu le grade de Docteur en droit, avec une spécialisation en criminologie et en lutte contre la corruption, à l’Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti, une institution reconnue pour son rôle dans la formation avancée et la recherche scientifique en Haïti . Ses travaux doctoraux s’inscrivent dans une perspective d’analyse des phénomènes criminels et des mécanismes institutionnels de régulation, en lien avec les défis contemporains de gouvernance.
Sur le plan professionnel, Dr Delcarme BOLIVARD est avocat inscrit au Barreau du Cap-Haïtien et Conseiller audit Barreau, où il se distingue par un engagement militant en faveur de la justice et de l’État de droit . Il a également exercé des responsabilités académiques importantes, notamment comme professeur d’université, intervenant en logique, argumentation juridique et sciences politiques, contribuant ainsi à la formation de nouvelles générations d’étudiants .
Par ailleurs, il a occupé plusieurs fonctions administratives et institutionnelles, dont celle de conseiller spécial auprès du sénateur du Nord, le Dr Louis J. Noisin, ainsi que des responsabilités en gestion universitaire, notamment dans les domaines des ressources humaines et des relations publiques. Il a également assumé des fonctions de direction académique, notamment en tant que doyen dans une institution d’enseignement supérieur en Haïti .
Auteur et essayiste, Dr BOLIVARD est aussi une voix active dans le débat public haïtien. Ses écrits portent principalement sur les questions de gouvernance, de droit constitutionnel et de crise institutionnelle, témoignant d’une pensée critique engagée dans l’analyse des réalités sociopolitiques du pays. Il est également l’auteur d’œuvres littéraires, dont le roman Le Retour furieux de Sovè, qui illustre son intérêt pour la transmission des enjeux historiques et sociaux à travers la littérature .
Conférencier et intervenant dans plusieurs forums intellectuels, il participe activement aux réflexions sur le leadership, la jeunesse et le développement national, plaidant pour une transformation structurelle fondée sur le savoir, l’éthique et la responsabilité citoyenne .
Fondateur et directeur de la Nouvelle École des Sciences et des Arts (NESA) du Cap-Haïtien et Secrétaire général du Centre d’Études et de Recherches Appliquées en Gouvernance (CERAG ), Dr Delcarme BOLIVARD s’inscrit dans une dynamique de production et de diffusion du savoir, avec une attention particulière portée à l’éducation comme levier de développement durable.
À travers ses activités académiques, professionnelles et intellectuelles, il incarne une génération d’universitaires haïtiens engagés dans la construction d’une pensée critique et dans la recherche de solutions durables aux défis contemporains d’Haïti.
Résumé de la thèse
Cette thèse vise à comprendre les dynamiques socio-économiques et le modèle de gouvernance en Haïti qui alimentent la criminalité dans le pays. Elle tient compte d’une analyse rigoureuse de ces facteurs pour mieux expliquer la crise de sécurité haïtienne. Pour aborder les éléments de la problématique de cette recherche, une recension des écrits a été réalisée, ce qui a permis d’établir la compréhension des auteurs sur le phénomène de la criminalité en Haïti. Nous avons également mis en examen certains instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs à la protection des droits fondamentaux ainsi qu’à la défense de la sécurité publique. De plus, des institutions étatiques nationales et l’ONU ont été mises à l’étude dans la lutte contre la criminalité urbaine de type gang en Haïti.
Nous avons mobilisé des théories de la désorganisation sociale, de la gouvernance juridique, du contrôle social et de l’écologie, ainsi que les perspectives criminologiques fonctionnalistes pour mieux comprendre l’ampleur de la crise sécuritaire en Haïti. Nous avons également utilisé la méthodologie qualitative, en réalisant au niveau des communes spécifiques des arrondissements de Port-au-Prince et de Cap-Haïtien, des entretiens semi-directifs, menant des enquêtes qualitatives auprès des individus bien choisis. Ces stratégies méthodologiques nous ont aidé à obtenir des résultats uniques, permettant d’atteindre l’objectif principal de la recherche.
L’analyse des résultats obtenus a permis de comprendre les relations réciproques des facteurs qui participent au développement et à l’évolution de la criminalité urbaine de type gang en Haïti. Ces dynamiques sont, entre autres, la mauvaise gouvernance de l’État, l’inefficacité et la corruption généralisée dans l’appareil judiciaire, les inégalités et la pauvreté. Les propos recueillis des répondants, une fois analysés, nous ont mis sur la bonne piste de compréhension de la complexité du phénomène de la criminalité urbaine de type gang en Haïti, identifiant des formes de criminalité par la complicité des acteurs politiques et économiques du pays.
Définitivement, en rapport avec notre quatrième objectif spécifique, nous avons proposé un plan efficace de sécurité contre la criminalité de type en Haïti mettant en phase sur des stratégies de politiques publiques relatives à la sécurité nationale. La conclusion de cette recherche offre de nouvelles perspectives de recherches pour une compréhension plus approfondie en lien avec la criminalité en Haïti.
Mots clés : Criminalité des gangs, gouvernance, inégalités/pauvreté, corruption, faiblesse et défaillance institutionnel.

