Comment une femme doit apprendre à se féminiser pour ne pas devenir un homme ?

Le Scientifique

Parce qu’elles sont trop masculines, elles ne savent pas comment être une épouse et ne valorisent plus la famille. À cause de ce comportement soit-disant autonome et indépendant, nombreuses se retrouvent célibataires pour le reste de leur vie. De nos jours, tout couple sérieux se voudrait un modèle d’épanouissement affectif où les partenaires seraient sur un pied d’égalité, liés par des liens passionnels, pouvant se prêter secours et assistance mutuelle et disposant d’une entière confiance réciproque. De cette observation, cet article essaie de comprendre comment et pourquoi une femme devrait apprendre à se féminiser pour ne pas devenir un homme ? Dans cette optique, certains vont jusqu’à croire que seuls les enfants, les femmes et les chiens sont aimés inconditionnellement mais les hommes sont appréciés à condition qu’ils apportent quelque chose. Cette assertion est-elle vraie ?

Tout le monde souhaite vivre l’amour à fond, mais parfois, il peut être si compliqué. Après les papillons dans le ventre et les étoiles dans les yeux au début de la relation, la routine s’installe indubitablement. Lorsque l’amour et la passion ne sont pas entretenus, la relation de couple devient monotone et s’essouffle avant de s’éteindre comme un feu pour devenir des cendres. Quand une femme ou un homme n’aime plus son mari ou sa femme, les signes ne trompent pas en y faisant attention. 

Comment une femme peut apprendre à se féminiser pour ne pas devenir un homme ?

Les hommes jugent la féminité des femmes en fonction de leurs comportements. Ainsi, on prête habituellement aux femmes des caractéristiques comme la sensibilité, la gentillesse ou l’écoute. Ces caractéristiques désignent un enrichissement leur permettant d’accéder à une meilleure connaissance de d’elle-même. Des recherches montrent que les traits féminins qui reviennent comparativement plus souvent que les autres dans les différentes théories sont : la passivité, l’émotivité, le manque d’intérêt pour l’abstraction, une plus grande intensité dans les relations personnelles, et une tendresse instinctive pour les nouveau-nés.

Donc, une femme voulant apprendre à se féminiser pour ne pas devenir un homme doit obligatoirement travailler ses relations publiques avec les gens et ses relations intimes avec son mari. De ce fait, la femme voulant apprendre à se féminiser pour ne pas devenir un homme doit d’abord :

  • être sensible sans ambages pour ses proches, mari, enfants, membres de sa famille, camarades, pays, etc. La sensibilité se veut une faculté de percevoir des sensations, d’éprouver des sentiments. Certaines femmes oublient leur bien-être personnel par amour d’un homme. En retour, elles sont naturellement traitées avec plus d’amour et d’attention ;
  • être gentil. Mais la gentillesse ne se résume pas à accepter l’inacceptable et aucun abus. Ainsi, la gentillesse désigne le caractère d’une femme qui est aimable, complaisant, plein de bons sentiments à l’égard d’autrui ; qui manifeste ce caractère ; délicat. Delà, on dit souvent que c’est une gentille attention de la femme féministe.
  • être attentif. L’attention se veut une concentration de l’activité mentale sur un objet ou une personne. C’est ainsi qu’on prévaut que la femme dotée d’une féminité détient d’une capacité d’écoute. Certains tenants l’expliquent comme un caractère inné des femmes. Malheureusement, ce caractère génétique est en voie de disparition ;
  • cultiver la tendresse. En conséquence, la tendresse se résume à des sentiments d’amitié, d’affection, d’amour qui se manifeste par des paroles, des gestes doux et des attentions délicates. Sans la tendresse, la femme perd quasiment sa féminité ;
  • cultiver la modestie qui traduit une modération, retenue dans l’appréciation de soi-même et de ses qualités. Une personne emplie d’humilité n’augmente ni ne dénie ses atouts et ses faiblesses mais elle demeure juste ;
  • ne pas être avec un homme dans l’intention de le changer comme un sauveur. Car, la femme pensera tout naturellement qu’elle pourra aider son partenaire à « changer » et se persuadera qu’elle parviendra à lui enlever ses défauts. En psychologie, on parle du syndrome du sauveur. Le fait de prêter davantage attention à aux défauts des hommes traduit un manque de sentiments. Certaines épouses commenceront même à se demander comment elles ont réussi à ignorer autant de défauts chez l’homme alors qu’ils étaient si flagrants ;
  • ne jamais se substituer en place de l’homme. Car, aucun homme, même les plus dépendants circonstanciels, n’aime pas que leur épouse ou maîtresse se substitue à leur place dans des prises de décisions compromettantes ou dans l’administration de la famille. Pendant le mariage, on s’en souvient qu’il est dit que l’homme est chef du foyer. Le mot chef ne prétend non plus une autorité anarchiste et injuste sur la femme. Loin delà ! En tant que chef du foyer, l’époux ou le petit copain doit protéger son épouse ou petite copine.

D’autres traits qui réduisent la féminité des femmes dans les couples sont :

  • le fait que la femme n’exprime aucune  frustration ;
  • le fait que la femme ne tente aucune chose pour que son mari fasse plus attention à elle. Elle ne fait aucune reproche ;
  • le fait que la femme pense tout naturellement qu’elle pourra aider son partenaire à « changer » et se persuade qu’elle parviendra à lui enlever ses défauts ;
  • le manque de séduction chez la femme ;
  • son indifférence, sa distance, sa vie de solitude et son impatience.

La conception fusionnelle de l’amour draine avec elle un ensemble d’habitus comportementaux et affectifs qui maintiennent la femme dans un état d’infériorité par rapport à l’homme. « Ainsi, l’amour serait une sorte de leurre permettant de maintenir un rapport de domination » (p. 172) : domination masculine d’autant plus efficace qu’elle prend la forme d’une auto-aliénation des femmes, qui finissent par intérioriser ces schémas romantiques et la place qu’ils leur assignent. 

Dans cette dynamique, Sigmund Freud estime que la féminité se caractérise essentiellement par la passivité et par le manque d’un organe sexuel masculin, il associe un nombre de traits psychologiques à la disposition générale de la constitution de la femme. Il s’agit de la modestie, de la vanité, l’inclination à l’envie et à la jalousie, un manque de conscience sociale ou d’intérêt pour la justice sociale, un sens moral généralement plus faible (un « surmoi » plus faible selon le vocabulaire de Freud), une capacité moindre et une aspiration limitée à la sublimation (c’est-à-dire pour les intérêts culturels), une plus grande disposition aux névroses, particulièrement à l’hystérie, des besoins sexuels plus faibles, des tendances masochistes, un arrêt plus précoce du développement psychologique (« la rigidité ») et une attitude de rejet de la civilisation comme ennemie de la famille et de la vie sexuelle, ce qui constitue la préoccupation principale des femmes (Klein, 2016).

Pourquoi une femme devrait apprendre à se féminiser pour ne pas devenir un homme ?

D’entrée de jeu, les femmes voulant avoir un foyer avec un partenaire masculin doit mettre dans leur tête que les hommes hétérosexuels détestent la masculinité et les comportements masculins des femmes. Certains mariages et concubinages sont partis en fumée à cause de cela. Une conjointe et petite amie qui n’est pas sensible, tendre, gentille et attentive ou attentionnée court le risque de ne pas connaître le grand amour voire l’amour à l’indicatif simple.

Car, certaines femmes vivent avec l’amour de leur vie, mais leurs caractéristiques masculines dissuadent le côté charmant de leur grand amour jusqu’au divorce ou à la séparation de fait.

Si certaines femmes se laissent volontairement masculiniser par des courants, il est abusif de dire que l’autonomisation et l’indépendance de la femme favorise cet état de fait. Car, certaines femmes autonomes et indépendantes possèdent les foyer les plus harmonieux et responsables. En somme, la masculinité des femmes tue les couples hétérosexuels.

Ce qu’il faut retenir, c’est que contrairement aux idées reçues, lorsqu’une femme ou un homme fait des reproches à son partenaire, c’est qu’elle/il est encore amoureux(se). En effet, les reproches sont une manière de trouver des solutions pour que la relation puisse continuer de fonctionner. Ainsi, une femme amoureuse de son homme prendra beaucoup de temps pour exprimer sa frustration, tenter des choses pour que son mari fasse plus attention à elle et cela se manifestera par des reproches, ce qui peut agacer l’homme à la longue. Donc, on rencontre ce cas agaçant souvent chez les femmes, mais ce n’est pas la bonne stratégie. Au contraire, cette stratégie fait fuir les hommes. Cela s’explique par ce dicton qui fait croire que l’amour est aveugle. Effectivement, lorsque deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre, elles ont tendance à s’idéaliser mutuellement. Il ne s’agit pas de voir l’autre comme un être parfait. Loin de là ! Juste que les amoureux ne perçoivent pas les défauts de l’autre comme un frein à une relation. D’ailleurs, le comportement d’une femme amoureuse sera celui d’une personne qui va tenter de jouer les « bons samaritains ».

Auteur / autrice

  • Stéphanie PETIT-FRÈRE

    Stéphanie PETIT-FRÈRE est infirmière de ligne. Elle fait ses études de premier cycle universitaire à la Faculté des Sciences Infirmières Notre Dame de la Sagesse (FSINDS/EINDS). Dès lors, elle poursuit ses études avancées au DESS et à la maîtrise en Science de la santé (spécialité : santé publique et communautaire).

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