Jean Charles Moïse essaie de sensibiliser les journalistes sur le patriotisme

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Alors que les journalistes sans scrupules et ni patriotisme prolifèrent en Haïti, Jean Charles Moïse essaie de sensibiliser les journalistes sur le patriotisme et la culture du bien commun en commençant par les journalistes de Première occasion de Radio Caraïbes. Pour la petite histoire, certains journalistes ne savent pas quand privilégier les interêts communs (collectifs) d’Haïti en lieu et place des intérêts mesquins (groupuscules et individuels). Dans cette perspective, Jean Charles Moïse rentre dans une approche de sensibilisation des femmes et hommes de média haïtien à se placer du côté des intérêts du peuple haïtien. De nos jours, les institutions morales sont en voie de disparition et perdent quasiment toute leur crédibilité en Haïti, les médias haïtiens n’en sont pas exempts. Car, comme les leaders politiques haïtiens, certains médias pro-gouvernementaux et anti-gouvernementaux considèrent leurs adversaires comme des ennemis en guise de compétiteurs qu’ils peuvent influencer à poser de bonnes actions en faveur du peuple haïtien. En guise de cela, des journalistes profitent de faire leur beurre dans des eaux troubles et stagnantes malgré l’extrême pauvreté dans laquelle vivent plus de 60 % de la population d’Haïti. Pourquoi Jean Charles Moïse essaie de sensibiliser les journalistes d’Haïti à être plus patriotes et collectivistes ?

On entend par média des moyens de distribution, de diffusion ou de communication interpersonnelle, de masse ou de groupe, d’œuvres, de documents, ou de messages écrits, visuels, sonores ou audiovisuels. En ce sens, la radio, la télévision, le cinéma, l’Internet, la presse, les télécommunications sont des médias. Ils permettent diffuser des informations. Néanmoins, si le but des supports de communication (médias) doit être d’informer, de montrer l’information de manière cohérente et de générer un canal de communication entre l’expéditeur et le destinataire, cela n’a pas toujours été le cas en Haïti. Car, des groupes de l’oligarchie non patriote créent des médias et achètent le service d’autres médias afin de s’en servir comme moyen de pressions sur les gouvernements haïtiens et d’apaisement du peuple haïtien dans des moments de révoltes sociopolitiques.

Les médias haïtiens, qui devraient aider dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie de la grande majorité de la population haïtienne, travaillent plutôt pour l’oligarchie non productive et non patriote, ce à des fins groupuscules mais non en faveur du peuple haïtien. Ces médias vont jusqu’à déstabiliser les politiques de certains citoyens haïtiens afin de laisser la voie libre à leurs patrons oligarques. Dans cette optique, Jean Charles Moïse se réclamant de l’orientation politique de gauche a saisi l’occasion pour non seulement sensibiliser les médias haïtiens sur leur rôle, mais également sur le patriotisme et la culture du bien commun. Pour Jean Charles Moïse, rien ne sert d’être journalistes si l’on ne peut pas aider le pays à se relever.

Un petit conseil salutaire en journalisme donné par Antoine NÉRILUS !

Chers étudiants en journalisme, vous qui étudiez la science politique et qui convoitez une spécialisation en journalisme, prenez toujours garde de questionner vos invités(es) sur des rumeurs les concernant sans, d’abord, vous être renseignés du point focal dont il s’agit ou sans avoir mené vos propres investigations journalistiques y afférentes, quoique très coûteuses.

Je vous suggèrerais de ré-visionner ou de réécouter les fameux entretiens des journalistes suivants, car aujourd’hui tout est à portée de main selon vos aptitudes et compétences en langues: Gough du Canada, Sylvie Aubut du Canada, Michel Lacombe du Canada, Clarens Renois d’Haïti, Robert Philomé d’Haïti, Anderson Cooper des États-Unis.

Par exemple, vous ne les entendrez jamais dire à un(e) invité(e): ” Les gens disent que vous allez souvent dans les cafés à la recherche de putes, défendez-vous!”. Ce qui serait une diffusion et une médiatisation irresponsable d’une rumeur souvent politiquement fabriquée à dessein, pouvant être une grande source insidieuse aux conséquences incalculables et incertaines.

Vous entendrez plutôt et parfois à la surprise de tous :” Monsieur Girard, nous allons visionner une vidéo prise à votre insu à “lèche-chouchoune café” où vous étiez dans des ébats avec une blonde; la vidéo avait été prise par Albert Délucher, notre Paparazzi, en date du 5 avril 2022, vers 1h am”. Visionnons-la et discutons-en, honorable invité. Là, vous étonnez le monde et acquerrez plus d’étoiles sur vos épaulettes, et vous clouez, du coup, le bec à l’invité(e) et éblouissez les jeunes apprenants.

Le journalisme vit des rumeurs mais ne les alimente ni les diffuse sans mener des enquêtes. Rumoriser peut être une arme à double tranchant. Le journaliste éclaire les lanternes de l’auditoire, par des méthodes et outils scientifiques, sans outrecuidance ni légèreté excessive liées à un emploi outrancier du mode conditionnel.

On n’entendra jamais cette phrase d’un journaliste qui n’a pas usurpé son titre: ” Éméline Michelle aurait été tuée d’un coup de poignard par son petit ami supposé, Jean Jean Roosevelt”. Puis, revenir se dédire dans le même microphone quelques heures plus tard, détruit et le métier et son pratiquant.

La rumeur peut être l’information, la bonne information, non encore confirmée. C’est vrai. La rumeur peut être également fabriquée à des motifs les uns les plus criminels que les autres, d’où les précautions à prendre par le professionnel chevronné et qui se respecte.

À chaque fois que le militantisme politique, non avoué et non avouable, se superpose trop crûment à l’éthique journalistique, le métier s’avilit. Mieux vaut procéder par évitement ou par rétention d’informations plutôt que de se suicider professionnellement en dérogeant aux principes généralement admis du journalisme, étant à la fois art et science.

Quels sont les avantages des médias ?

  • La possibilité d’être informé rapidement et facilement par la presse, la radio, la télévision ou les portails numériques ;
  • L’opinion est l’une des options possibles, car dans la plupart des médias dans leurs médias numériques, ils autorisent les commentaires des gens, et plus encore s’ils ont leur propre profil sur les réseaux sociaux afin qu’un débat puisse être créé sur certaines nouvelles de grand impact ;
  • Grâce aux nouvelles technologies, la communication est plus bidirectionnelle, vous pouvez commenter l’actualité, et l’enregistrer. Auparavant, c’était impossible à faire ;
  • Ils offrent des divertissements ainsi que des informations. Vous pouvez trouver des films, des séries et une grande variété d’options pour passer du temps libre en famille, par exemple ;
  • La transmission des faits se fait en temps réel, et vous permet de vous tenir au courant de toute l’actualité qui existe partout dans le monde ;
  • Ce sont des moyens idéaux de diffusion massive, en plus, cela permet de réduire le fossé culturel ;
  • Ils offrent la possibilité aux entreprises et aux entreprises d’y inclure leur publicité car grâce à cela, ils peuvent promouvoir leurs produits et toucher un grand nombre de personnes.

Quels sont les inconvénients des médias ?

  • Les informations peuvent être fausses ou exactes. Cela signifie que de nombreux médias peuvent diffuser de fausses nouvelles ou manquer de réalité. Le fait qu’elles apparaissent dans un média ne signifie pas que toutes les informations diffusées sont réelles ;
  • De nombreux médias ne sont pas neutres. En fait, certains peuvent avoir une énorme influence sur le traité d’information, pour cette raison ils ont tous leur ligne éditoriale, et selon laquelle ils focaliseront l’actualité d’une manière ou d’une autre. On sait que les partis politiques ont une épée à double tranchant dans les médias : d’une part, l’intérêt qu’ils endoctrinent les masses de manière influente pour leur propre bénéfice, et d’autre part, la crainte que les informations sur leurs réseaux politiques apparaissent peu flatteurs. Il faut donc valoriser le média et savoir qu’une même actualité peut être traitée différemment selon le média qui la publie ;
  • Etc.

Est-ce que les journalistes vont entendre raison pour se mettre au service collectif du peuple haïtien en guise de défendre leurs intérêts individuels et mesquins ?

Considérant les principes moraux du métier de journalisme, vu que l’objectif du journalisme est d’apporter aux citoyens, l’information dont ils ont besoin pour « vivre en êtres libres et autonomes », la profession de journaliste doit nécessairement obéit à des règles « sacro-saintes ». Celles-ci visent à garantir la crédibilité et la noblesse du métier. Ces règles sont au nombre de 9 selon Bill Kovach et Tom Rosenstiel :

  • La première obligation du journalisme est le respect de la vérité ;
  • Il doit servir en priorité les intérêts du citoyen ;
  • Il se doit par essence de vérifier ses informations ;
  • Ses praticiens doivent conserver leur indépendance à l’égard de ceux dont ils relatent l’action ;
  • Il doit exercer sur le pouvoir un contrôle indépendant ;
  • Il doit offrir au public une tribune pour exprimer ses critiques et proposer des compromis ;
  • Il doit s’attacher à donner intérêt et pertinence à ce qui est réellement important ;
  • Il doit fournir une information complète et équilibrée ;
  • Ses praticiens doivent être autorisés à obéir aux impératifs de leur propre conscience.

Ainsi, l’éditorialiste de LE SCIENTIFIQUE conseille l’application de ces règles aux journalistes et médias haïtiens. Dans ces règles, il est ressorti le respect de la vérité, les intérêts de la majorité citoyenne, la vérification des informations avant de les diffuser (pas question de conditionnel), l’indépendance et l’impartialité, l’équilibre, la conscience et l’éthique professionnelle.

RÉFÉRENCES

Bill Kovach et Tom Rosenstiel. (2001). The elements of journalism: What Newspeople Should Know and the public Should Expect, Crown Publishers, New York.

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À PROPOS DE L'AUTEUR ET/OU LE SCIENTIFIQUE

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Antoine NÉRILUS
Spécialiste en langues, lettres et politique
https://lescientifique.org/