Est-ce que le Grand Sud d’Haïti produit vraiment des malandrins en politique ?

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Au cours de l’histoire d’Haïti, le Grand Sud d’Haïti a produit de très grands intellectuels et citoyens. Toutefois, depuis plusieurs décennies, on ne peut pas dire autant pour les hommes politiques et les gangues provenant du grand Sud. Car, le peuple haïtien via les réseaux sociaux a fait un relevé de personnalités venant du Grand Sud qui dévalorisent la valeur des populations sudistes. Ainsi, ces personnalités sont qualifiées de malendrins en politique haïtienne par le fait qu’elles ne mettent pas leur poids sur la balance pour résoudre la crise haïtienne et contribuer au développement et à l’amélioration des conditions de vie du peuple haïtien. Parmi ces personnalités qu’il indexent comme des malandrins, on cite les plus connus :

  1. John Joël Joseph
  2. Joseph Lambert
  3. André Michel
  4. Ricard Pierre
  5. Joseph Michel Martelly
  6. Ti Lapli
  7. Izo
  8. Pasteur Sanon
  9. James Solages
  10. Arnel Belizaire
  11. Joseph Vincent
  12. Sorel Jacinthe
  13. Etc.

Il est à noter que le Grand Sud produit d’excellents professionnels dans tous les domaines mais malheureusement, le pays est malchanceux avec les élus politiques et certains hommes du Grand Sud. À vrai dire, depuis la nuit des temps, les gens du Sud sont victimes de stéréotypes négatifs à l’égard des femmes et certains faits confirmes ces stéréotypes négatifs à cause des comportements de mauvais citoyens.

Dans l’affaire de l’assassinat du Président d’Haïti, Jovenel Moïse, nombreux de gens impliqués dans ce crime odieux proviendraient du Grand Sud. Comme un problème identifié est à moitié résolu, la jeunesse du Grand Sud doit corriger les erreurs de leurs pairs. C’est un mauvais précédent hérité d’Alexandre Pétion qui déclarait que Voler l’État n’est pas voler et Tous les hommes sont voleurs.

POTENTIEL ÉCONOMIQUE DU GRAND SUD

L’économie du Grand Sud a toujours été fondée sur l’agriculture. Malheureusement, la plupart des usines d’exploitation a, soit déménagé, soit fermé ses portes pour diverses raisons. Malgré tout, l’agriculture demeure la première activité de la population de cette région. Le café (Beaumont), le cacao (Vallée de la Grand-Anse), les tubercules et les fruits occupent le plus grand espace dans les étalages et les tréteaux à l’intérieur des marchés publics. Sur la table des ménages, les produits vivriers et le fruit de l’Arbre Véritable représentent ce que le riz et les condiments importés sont dans les foyers de la capitale. L’agriculture du Grand Sud permet aux habitants de la région de couvrir, dans la mesure du possible, les études de leurs enfants, qui en majorité n’atteignent pas le niveau universitaire, faute de moyens économiques. 3c77ae L’élevage et la pêche, ne faisant partie d’aucune organisation, sont pourtant d’un grand support. Actuellement, la production agricole du Grand Sud ne supporte que partiellement les besoins quotidiens de ses habitants, alors que les conditions climatiques offrent la possibilité de faire davantage. La région est relativement boisée et il pleut assez souvent au point de provoquer des cas d’inondation, affectant les plantations. Sans encadrement, les cultivateurs sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autres choix que de se tourner vers des organismes qui, bien souvent, n’agissent pas dans l’intérêt des communautés. À Beaumont, des paysans enlèvent les cacaoyers du sol au profit d’un type d’igname et sur commande d’une ONG qui peut à tout moment plier bagages.

Nombreux sont ceux qui croient que l’agriculture en Haïti doit s’inscrire dans le cadre d’une politique publique. L’agronome Jean Chesnel Jean, spécialisé dans le cacao, dénonce un « problème de gouvernance », déplorant que le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural n’ait aucun contrôle sur le secteur et laisse malheureusement libre champ à des ONG étrangères. Les autorités agricoles ignorent tout du potentiel de la région, s’insurge-t-il. Le Grand-Anselais, adopté par le Sud, prétend que la productivité agricole des 750 000 ha cultivables en Haïti peut être multipliée par 4 si les techniques sont améliorées. Il faut tout simplement une prise en charge comme, par exemple, la mise en place d’un cadre légal qui définirait les entreprises agricoles ainsi qu’une bonne formation adaptée aux producteurs, recommande-t-il. D’ailleurs, il n’est pas le seul de cet avis. Mousson Pierre Finnigan, responsable de l‘ORE, Organisation pour Réhabilitation de l’Environnement, qui œuvre dans la région de Campérin depuis 1985, confirme que la capacité agricole du département du Sud n’est pas exploitée. Selon elle, la région pourrait produire à elle seule l’équivalent du maïs que le pays importe. D’après Madame Mousson Finnigan, la culture du vétiver devrait être encouragée, de même que la filière des fruits. Par ailleurs, Jean Chesnel Jean prend le contre-pied de ceux qui préconisent une production agricole à grande échelle. D’une part, les machines agricoles ne peuvent être utilisées dans les montagnes haïtiennes. D’autre part, le morcellement qui caractérise le foncier haïtien ne permet pas l’application d’une telle politique. Au contraire, argumente-t-il, l’État doit intervenir pour arrêter le cycle de morcellement en rassurant les héritiers. Après avoir réglementé l’agriculture sur le terrain, il faudra résoudre le problème de référencement des produits afin qu’ils puissent se frayer leur chemin à travers le marché international, espère-t-il.

Dans la région du Grand Sud, on trouve plusieurs lacs inexploités comme celui de Miragoane. Cet étang d’une superficie de 27 kilomètres carrés ne sert qu’à quelques plongées de riverains. Sinon, il abrite des plantes aquatiques, des reptiles et des batraciens. Il n’y a pratiquement rien d’autre à signaler autour de cette richesse qui n’attire l’attention des dirigeants haïtiens que lorsque ses eaux envahissent la Nationale # 2. L’Étang de Miragoane, tout comme les autres lacs du pays, pourrait être transformé en grands centres d’attractions, avec des chaînes d’hôtels et de restaurants autour, entre autres activités économiques.

Dans le Grand Sud d’Haïti, les services de base existent dans les chefs-lieux de départements, dans les arrondissements et dans certaines communes, mais pas de manière systématique. Par exemple, rares sont les hôpitaux qui offrent des soins de santé spécialisés. Malheureusement, tous les centres hospitaliers publics étaient en grève, et leur personnel dispersé, au moment de notre exploration dans le Grand Sud (juillet 2016). L’eau potable se fait rare alors que les sources coulent aux alentours de la ville. Alexis Jean, responsable d’hôtel, ne veut pas qu’on lui parle de la DINEPA. « Ça n’existe pas », martèle-t-il avec amertume.

Les universités publiques en région sont au stade embryonnaire dans le Grand Sud d’Haïti. Des acteurs privés tentent de répondre à la demande en matière de formation universitaire, mais dans n’importe quelle condition. Malheureusement, ladite formation n’est pas diversifiée. L’entrepreneur Alexis Jean s’élève contre le fait que l’offre universitaire dans la région tourne autour des Sciences Infirmières, Sciences de l’Éducation et Sciences Juridiques. « Que peut faire une société avec uniquement des juristes, des infirmières et des enseignants », se demande-t-il préoccupé par la politisation de la fonction publique dans la région.

CONCLUSION

En somme, le Grand Sud est riche en potentiel économique et en ressources humaines, mais leur problème se pose au niveau des valeurs, des normes de conduite et de l’éthique. Il en faut une jeunesse intègre pour laver cette image des Sudistes.

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